L’innovation de défense engagée pour la protection des Jeux Olympiques de Paris

Direction : AID / Publié le : 25 juillet 2024

Assurer la sécurité d’un évènement à portée internationale comme les Jeux Olympiques de Paris est une tâche complexe, qui nécessite des solutions innovantes pour prévenir les risques et garantir le bon déroulement des manifestations. Le ministère des Armées, dans son rôle de captation et d’intégration de l’innovation dans les programmes de défense joue un rôle crucial dans la sécurisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024.

NEROD - armée de Terre

Les solutions et technologies avancées en matière de surveillance, de gestion des foules, de communication, et d'identification permettent de prévenir les risques et de garantir la sécurité des participants. Dans son rôle de catalyseur de l’innovation de défense, l’Agence de l’innovation de défense a été mise à profit pour proposer à l’armée de l’Air et de l’Espace, en charge de la sureté aérienne des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, des dispositifs innovants dédiés à la sécurisation.



Les équipes de l’AID ont travaillé selon une logique incrémentale, en réalisant de la veille et des expérimentations destinées à faire passer à l’échelle les innovations ayant le plus de potentiel en terme de sécurité et de protection. L’objectif a été triple : moderniser des moyens existants et déjà en service, les compléter, et apporter à long terme une réponse prenant en compte l’évolution des menaces et des technologies.

Parmi les grandes thématiques d’innovation, celle de la lutte anti-drone (LAD) a rapidement été identifiée comme prioritaire. L’enjeu réside dans l’identification et la catégorisation rapide d’engins volant dans les zones protégées et leurs alentours.





Focus sur la lutte anti-drone : un élément clé de la sécurité



L’émergence des drones comme outil de perturbation pose un risque croissant. Les drones peuvent être utilisés pour des actes malveillants, allant du survol non autorisé à des attaques potentielles, mettant ainsi en péril la sécurité des spectateurs, des athlètes et des infrastructures.



Sous l’impulsion de l’Agence de l’innovation de défense et de la Direction générale de l’armement, la lutte anti-drone fait l’objet, au ministère des Armées, d’une feuille de route dédiée depuis 2021. Elle répond tout particulièrement à la menace des mini et micro drones, qui sont difficiles à détecter et à neutraliser, notamment par leurs similarités avec les oiseaux en termes de taille et de vitesse.



L’AID, en lien avec les armées, a notamment mis en place des expérimentations afin de préciser ce que pourrait être un futur système de lutte anti-drones, et a réalisé de la veille pour identifier les potentielles briques technologiques existant sur étagère. Elle a favorisé la montée en maturité de solutions pour être au rendez-vous des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 : drone avec brouilleur embarqué, drone collisionneur, essaim de drones collisionneurs, lasers anti-drones…



Parmi les projets phares, nous pouvons citer le fusil brouilleur NEROD, développé par la PME française MC2 Technologies, capable de perturber et de neutraliser les communications entre des mini ou micro drones et leurs pilotes ;  le système laser HELMA-P développé par la société CILAS, capable de détecter, d’identifier, de poursuivre et de neutraliser des mini et micro drones en éblouissant les instruments d’observation ou en altérant la structure même du drone ; ou encore le système SAP (Situation Aérienne Partagée), un logiciel développé par l’ONERA et Thales capable de synthétiser les données issues de plusieurs capteurs, destiné à la conduite et à au commandement d’opérations complexes et à la prise de décision en temps réel.

 


A la une