[Un jour, un métier] Le sergent Max, opérateur de défense sol-air de l’armée de l’Air et de l’Espace
À l’occasion du salon du Bourget 2023, nous allons à la rencontre de femmes et d’hommes qui œuvrent au sein de nos armées. Aujourd’hui, le sergent Max, de l’escadron de défense sol-air de la base aérienne 702 d’Avord et opérateur de défense sol-air.
Vous êtes opérateur de défense sol-air au sein de l’armée de l’Air et de l’Espace. Quelles sont vos missions au quotidien ?
Mon métier consiste à agir sur tout ce qui concerne la défense anti-aérienne. Nous pouvons avoir des objectifs, des drones, des hélicoptères, des avions de chasse, des avions de transport, des avions de ligne. Mais aussi des missiles, des missiles de croisière et des missiles balistiques.
Pour ceux qui aimeraient suivre vos pas, pouvez-vous nous raconter votre parcours ?
Je voulais valoriser mon bac donc je m'y suis engagé en 2019 en tant que sous-officier de l'armée de l'Air et de l'Espace. Je suis rentré à l'école de Rochefort, où j'ai passé quatre mois de formation pour apprendre à être militaire. J’ai passé le stage « Maquis » qui se situe à Orange, pour devenir fusilier de l’air. Par la suite, j'ai commencé mon école de spécialité à Avord, au centre de formation de la défense sol-air. J’ai d’abord choisi le module de lancement terrestre puis je suis récemment passé sur le module d'engagement, pour être opérateur de tir.
Comprendre les enjeux de la lutte pour la maîtrise des espaces aérien et spatial.
Salon du Bourget 2023 : le dossierPourquoi avoir choisi l'armée ?
J’ai travaillé dans le civil quelques mois, un travail à la chaîne en usine. Je n’avais pas de possibilités d'évolution dans ce domaine. Un jour, dans le journal, j’apprends que l’armée de l’Air et de l’Espace recrute. Je me suis alors rendu dans un CIRFA pour poser quelques questions et une spécialité est ressortie : la défense sol-air. Ce qui est intéressant, c’est que nous utilisons à la fois un système d'armes à la pointe de la technologie et que nous pouvons également prendre beaucoup d’initiatives. Nous apprenons à nous faire confiance nous-même.
Aujourd’hui, qu'est-ce qui vous plaît le plus dans votre métier ?
Chaque mission est différente et c’est ce qui me plaît le plus. Nous travaillons avec les légionnaires, avec la garde rapprochée du président de la République mais aussi sur des Rafale. Lorsque je pars en mission, je ne sais jamais avec qui je vais travailler.
Si vous aviez un seul conseil à donner à des jeunes qui envisagent de s'engager, que leur diriez-vous ?
De se donner à fond. Si vous avez envie de voir quelque chose de nouveau, de différent du monde civil, c'est une porte ouverte. Je vous conseille fortement de venir chez nous !
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